Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté le 2 mai à l'unanimité une résolution exigeant du Soudan et du Soudan du Sud qu'ils cessent les hostilités dans les 48 heures et résolvent leurs différends en trois mois, sous peine de sanctions. La résolution avait été déposée par les Etats-Unis et la France. La Russie et la Chine, qui achètent du pétrole aux deux Soudans, étaient réticentes mais elles s'y sont finalement ralliées.


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Le Conseil de sécurité donne 48 h au Soudan et au Soudan du Sud pour mettre fin aux affrontements et retirer leurs troupes. Les deux pays ont trois mois pour régler les différends frontaliers. S'ils ne le font pas, ils s'exposent à des sanctions économiques et diplomatiques. C'est la première fois que le Conseil de sécurité menace le Soudan du Sud à qui il a donné son indépendance, il y a moins d'un an.


« Le conflit entre les deux Soudan est sur le point de dégénérer en une guerre ouverte et longue, explique la représentante américaine Susan Rice. Les deux pays menacent de retourner vers les horreurs du passé et d'entraîner toute la région avec eux »


Ce sont les combats autour de la région pétrolière d'Heglig qui ont précipité cette réaction du Conseil de sécurité. Signe du sérieux de la situation, la Russie et la Chine, toujours très hésitantes à parler de sanctions, se sont ralliées à cet ultimatum.


L'Union africaine a été chargée d'asseoir les dirigeants soudanais et sud-soudanais à la même table sous quinze jours.

 

Source: RFI

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