Les insurgés islamistes somaliens shebab ont pris hier mardi 20 mars la ville stratégique de Dhusamareb, dans le centre de la Somalie, après en avoir chassé les miliciens pro-gouvernementaux d'Ahlu Sunna Wal Jamaa. Cette percée spectaculaire des Shebab s'explique par l'absence des d'intérêts de grandes puissances économiques en terre somalienne.


http://midnightam.wikispaces.com/file/view/content-image-somalia5.jpg/167065119/content-image-somalia5.jpgLes insurgés islamistes somaliens shebab ont pris hier mardi 20 mars la ville stratégique de Dhusamareb, dans le centre de la Somalie, après en avoir chassé les miliciens pro-gouvernementaux d'Ahlu Sunna Wal Jamaa, ont annoncé un chef rebelle et des témoins cités par Jeune Afrique.

"Les moudjahiddines ont pris d'assaut le secteur après l'avoir attaqué de toutes les directions, tôt ce (mardi) matin, il y a eu peu de combat dans la mesure où la milice apostate a fui la ville", a déclaré par téléphone à l'AFP Cheikh Mohamed Ibrahim, un chef shebab.


"Avec l'aide de Dieu, nous avancerons dans d'autres districts de la région", a-t-il ajouté.


Dhusamareb, située sur une route-clé, est une localité stratégique de la région centrale de Galgadud, dont les shebab salafistes, et Ahlu Sunna wal Jamaa, d'obédience soufie et soutenu par l'Ethiopie, se disputent le contrôle.


Les deux milices ennemies s'affrontent régulièrement pour la maîtrise de Dhusamareb, chacune la contrôlant brièvement avant d'en être chassée par l'autre.


Intérêts

Sa conquête par les shebab marque un sursaut notable des insurgés islamistes, bousculés sur le terrain militaire par les forces gouvernementales et de l'Union africaine (UA), ainsi que celles du Kenya et de l'Ethiopie.


Ils ont été contraints de se retirer de Mogadiscio en août, et plus récemment de leur bastion de Baïdoa (Sud) en février.


"Les shebab ont le contrôle total, les autres sont partis", a confirmé Ahmed Mohamud, un autre habitant.


Parallèlement, Ahmed Abi Godane, le chef des shebab, a appelé ses hommes à reprendre l'offensive contre la force de l'UA, forte de 10 000 hommes, qui protège, à Mogadiscio, le faible gouvernement de transition somalien, soutenu par la communauté internationale.


Comme on peut le constater, la percée spectaculaire des Shebab s'explique l'absence des intérêts de grandes puissances économiques en terre somalienne. Et, bien que la Somalie ne soit pas un Etat pétrolier, elle a, cependant, la capacité d'entraver le trafic le long de l'Océan indien.

 

Source: Le Potentiel

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