Freetown — La Sierra Leone a fait beaucoup de chemin depuis la violente guerre civile de 1991-2002, qui a fait des milliers de morts et un nombre incalculable de déplacés et laissé l'économie et les institutions en état de ruine. Le chômage des jeunes était l'une des principales causes du conflit. Il est donc inquiétant que, selon les chiffres de la banque mondiale, 70 pour cent des jeunes soient sous-employés ou sans travail, malgré une forte croissance au niveau macroéconomique et d'importants investissements étrangers.

 

http://fr.allafrica.com/download/pic/main/main/csiid/00221427:132f8b049e8adb5e943d25b249b5867f:arc495x324:w495:us1.jpgLa stabilité menacée par le chômage ?


À l'approche des élections présidentielles du 17 novembre, les risques de violences suscitent des préoccupations. On considère que les quelque 800 000 jeunes qui sont sans emploi sont susceptibles d'être embrigadés dans des activités violentes. Les dernières élections, notamment celles de 2007, ont conduit à des flambées de violences menées par des jeunes.

En septembre dernier, à Bo, la deuxième plus grande ville du pays, des violences ont éclaté lors d'un rassemblement politique du Sierra Leone People's Party (SLPP), le parti d'opposition. Une foule de jeunes hommes s'est affrontée avec les forces de police et a incendié des bâtiments en lien avec le parti au pouvoir, le All People's Congress (APC).

La résolution du problème du chômage des jeunes semble essentielle pour que la Sierra Leone puisse poursuivre son processus de rétablissement. Les deux principaux partis politiques ont intégré dans leur programme des mesures visant à créer des emplois.

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