Les populations retournent dans leurs villages après les tueries de mercredi dernier. Le calme est revenu à Bloléquin mais la psychose et la peur d'une nouvelle attaque sont toujours palpables au sein de la population, un jour après le raid meurtrier de Zilébly mené par un commando venu du Liberia voisin.

http://fr.allafrica.com/download/pic/main/main/csiid/00240147:0e708608b8237d63be4f5d6eb03245c1:arc614x376:w614:us1.jpgPour rassurer définitivement les populations à retourner dans leurs villages et encourager les éléments des Forces républicaines de Côte d'Ivoire Frci qui ont mis en déroute les agresseurs, le sous-préfet central, Koffi Yao Kan Claude, s'est rendu, hier, sur les lieux de l'attaque et dans les villages environnants. Il s'est voulu clair partout ou il est passé.

« Le préfet m'envoie vous annoncer le renforcement de la sécurité. La situation est sous contrôle, il vous demande d'être serein et de vaquer à vos occupations », a-t-il expliqué. « Les militaires sont ici, a-t-il précisé, pour vous protéger contre les criminels qui veulent vous voir souffrir; mais afin qu'ils assurent efficacement votre sécurité, vous devriez collaborer franchement avec eux », a-t-il conseillé. Avant de mettre en garde : « La guerre n'a pas repris, nos soldats veillent au grain.

Celui qui sera pris en train de colporter des rumeurs pour faire peur aux populations sera poursuivi. Aidons le Président de la république, Alassane Ouattara, qui a un vaste programme de développement pour cette région à le mettre en oeuvre car sans la paix, il ne pourra pas nous aider». Tout comme aux populations, le sous-préfet a également présenté le réconfort et les condoléances du corps préfectoral et du gouvernement aux soldats qui ont perdu deux des leurs dans les combats. « Ne cédez pas à la provocation, continuez de faire votre travail comme vous l'avez fait jusqu'à présent. Le corps préfectoral et le gouvernement sont fiers de vous», a-t-il exhorté.

Il a remis du thé, du lait et de l'eau potable à tous les postes de contrôle des Frci. Populations et militaires ont exprimé leur gratitude au représentant de l'Etat pour sa présence instantanée à leur côté chaque fois qu'il y a une situation chaude. «Votre présence nous rassure et nous réconforte», a dit le chef du village de Tinhou, Djahi Léopold. Dans le village de Diboké, un homme qui avait le visage tuméfié a dit au sous-préfet qu'il a été battu à sang par des individus armés qui ont tué son frère du nom d'Ato Arsène. La gendarmerie s'est rendue sur les lieux pour essayer de retrouver le corps.

Le bilan s'alourdit et passe donc à neuf victimes. Comme une traînée de poudre, la présence du sous-préfet sur le théâtre des opérations s'est propagée au sein des populations ayant fui. Elles ont commencé à regagner leurs villages et campements à pieds, en voitures, à motos ou par tout autre moyen. Ce retour massif des populations dans leurs zones d'origine signifie clairement que le calme est revenu même si les cendres de l'attaque sont encore chaudes et que les victimes ne sont pas encore enterrées. Il faut noter que les écoles et centres de santé des villages du canton Boo sont fermés. Les fonctionnaires ayant quitté les lieux.

 

Source: FRATMAT.INFO

 

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