"C'est notre pire performance européenne" : Arsène Wenger n'a pas mâché ses mots mercredi après la défaite d'Arsenal à Milan (4-0), en huitièmes de finale aller de la Ligue des Champions. Complètement dépassés, défensivement notamment, les Gunners ont bu le calice jusqu’à la lie.

 

http://2.bp.blogspot.com/_DZq9DJ1aTaw/TRowIY0_FdI/AAAAAAAAEPg/hgr8cwyhPMs/s1600/Arsene+Wenger.jpgThierry Henry s'apprête à rentrer à New York avec une valise bien pleine. Remplie à ras bord et pas loin de déborder. Comme ses futurs ex-coéquipiers, celui qui va redevenir un joueur des Red Bulls a pris une drôle de leçon, mercredi à San Siro. Unique par son ampleur puisque les Gunners, dans toute leur histoire européenne, n'avaient jamais été battus 4-0. La claque est énorme pour Arsène Wenger et ses hommes qui n'ont pas fait le poids face à un Milan AC dont on ne sait s'il était trop puissant ou s'il a profité des faiblesses criantes des Londoniens.

 

Mercredi soir, le bât a blessé aux quatre coins du terrain et particulièrement en défense où Arsenal ne cesse d'étaler ses manquements. Ces derniers temps, c'était en Championnat d'Angleterre. La Ligue des Champions et le Milan AC n'ont fait que confirmer le constat. L'amplifier même, compte tenu de la caisse de résonance que constitue la prestigieuse compétition européenne.


"On va quand même essayer"


Déjà bousculé depuis le début de l'exercice et remis en cause, Arsène Wenger a pris un sacré coup sur la tête.

 

"C'est très difficile. Mais ce qui est encore plus difficile à accepter, c'est notre performance", a-t-il reconnu après la rencontre. "Vous pouvez perdre quand vous jouez bien. Ça arrive. Mais nous avons été pauvres offensivement et défensivement. (...) On a été lent dans la lecture du jeu et au niveau de la réponse. On a été battu dans les duels. C'est notre pire performance européenne. Et de loin. Il n'y a pas eu un seul moment lors des 90 minutes où nous avons vraiment été dans le match."


Quand on a des soucis derrière, ce n'est jamais la faute des seuls défenseurs. Pour autant, l'arrière-garde d'Arsenal a été en-dessous de tout mercredi. Gibbs, Vermaelen, Koscielny, Sagna : sur le papier, le back four londonien était aux trois-quarts dans sa configuration idéale. A l'arrivée, il n'a pas existé. A sa décharge, le quatuor a vite été amputé d'un membre puisque Laurent Koscielny a dû laisser sa place à un Johan Djourou aussi peu inspiré que ses collègues. Mais à sa sortie (44e), le mal était fait. Arsenal avait déjà encaissé deux buts. Sur deux tirs. A l'arrivée, les Gunners en ont pris quatre sur cinq frappes cadrées. "La qualité de leur finition a été incroyable", s'est désolé Wojciech Szczesny, qui veut néanmoins encore y croire. Arsène Wenger, lui, s'y refuse. "L'écart est trop important. On va quand même essayer. De toute manière, on ne peut pas faire pire."

Eurosport - Maxime DUPUIS

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