Les Nigériens voient arriver depuis début février des réfugiés civils, venus du nord du Mali, mais aussi des militaires. Dans les premiers temps, les soldats étaient rapatriés rapidement vers leurs bases maliennes, mais aujourd'hui, avec la progression des rebelles, les ralliements des soldats d'ethnie touarègue et le putsch à Bamako, les rapatriements sont plus délicats à organiser.

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C'est en tenue civile que les 204 militaires maliens, tous d'ethnie songoï, de la garnison de Kidal, sont arrivés notamment dans la petite bourgade nigérienne d'Ayorou.


Ayant perdu leur base dans le septentrion malien et ne pouvant plus cheminer ensemble avec leurs frères dans le pays touareg, sous le commandement du colonel-major Aladji Gamou (*), les 204 soldats, très fatigués, ont pu rejoindre à pied le site des réfugiés de Koutougou, à la frontière nigérienne.


C'est au tour de la gendarmerie nationale de les prendre en charge jusqu'à Niamey, la capitale, à bord de plusieurs bus et sous bonne escorte. Ils ont ensuite pris la direction du Burkina Faso, pays médiateur. Ils seront transportés ensuite jusqu'à la frontière et rejoindront leurs bases dans le sud du Mali.


Depuis le début de cette crise, plus de 400 soldats maliens ont opéré un repli vers le Niger, abandonnant ainsi les populations des régions du Labezanga, de Ménaka, de Anderamboukane, plus de 25 000 civils ont trouvé refuge au Niger.


Plusieurs associations humanitaires et le gouvernement nigérien viennent quotidiennement en aide à ces populations.


(*) Le colonel-major Gamou, commandant de la base de Kidal, a rejoint le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) avec 300 de ses hommes d'ethnie touarègue.


Source: Radio France Intercational

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