Le président de l'Assemblée nationale Dioncounda Traoré a été désigné hier mardi comme chef de l'Etat de transition au Mali et sera investi ce jeudi 12 avril 2012. Entre -temps des milliers de Maliens ont défilé hier à Bamako, demandant à la Communauté internationale de chasser les rebelles au Nord afin de préserver l'intégrité territoriale du Mali.


http://static.guim.co.uk/sys-images/Guardian/Pix/pictures/2012/4/10/1334077713930/Dioncounda-Traore-Mali-008.jpgLe président de l'Assemblée nationale Dioncounda Traoré a été désigné hier mardi comme chef de l'Etat de transition au Mali et sera investi ce jeudi 12 avril 2012 à la tête de ce pays sahélien dont le nord se trouve sous la coupe de rebelles touareg et d'islamistes armés.

"Le président de l'Assemblée nationale, M. Dioncounda Traoré, assure l'intérim du président de la République", indique la Cour constitutionnelle dans un arrêt repris par le site :www.linternaute.com. Cet arrêt a été rendu public après la Cour ait constaté la "vacance de la présidence" pour cause de démission ce week-end du chef de l'Etat Amadou Toumani Touré (ATT), renversé par un coup d'Etat militaire le 22 mars.

 

"L'investiture du président intérimaire aura lieu après-demain (jeudi) à 09H00" (locales et GMT), a indiqué à l'AFP une source proche de la Cour.

Son intronisation marquera le coup d'envoi de la transition, prévue par un accord conclu entre la junte qui a renversé ATT et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

 

Intégrité territoriale

Un Premier ministre de transition investi des "pleins pouvoirs" doit dans la foulée être désigné, avant la formation d'un gouvernement d'"union nationale" qui sera aux affaires jusqu'aux élections présidentielle et législatives.

Dans son arrêt, la Cour constitutionnelle stipule que "le scrutin en vue de l'élection du nouveau président de la République doit être organisé 21 jours au moins et 40 jours au plus à compter de la notification du présent arrêt".

Cependant, l'accord de sortie de crise précise que les "circonstances exceptionnelles" que connaît le Mali rendent "impossible" la tenue des élections dans ces délais, et qu'une transition sera mise en place jusqu'à ces scrutins dont les dates ne sont pas précisées.

En attendant les élections, le peuple malien tien à l'unité du pays. C'est dans ce contexte que des milliers des personnes ont, selon Reuters, défilé à Bamako, pour réclamer une intervention internationale contre les rebelles touaregs et islamistes qui ont pris le contrôle du nord du pays. Ils ont ainsi demandé l'intervention de la Communauté internationale afin de préserver l'intégrité du territoire malien.

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