Johannesburg — Quatre-vingt-trois pour cent des espèces de palmiers de Madagascar - qui constituent une source essentielle de nourriture et de matériaux de construction - sont menacées d'extinction, selon la Liste rouge des espèces menacées publiée par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) le 17 octobre.

http://fr.allafrica.com/download/pic/main/main/csiid/00221091:6a0e7d1f3a643d96ad6d5f8ce86f87a4:arc495x324:w495:us1.jpgMadagascar compte 192 espèces de palmiers uniques au monde. Les communautés s'en servent pour construire des maisons - confection de toitures et bois d'oeuvre - ainsi que fabriquer des ustensiles de tous les jours et des médicaments.

William Baker, président du Groupe de spécialistes des palmiers de l'IUCN et directeur des recherches sur les palmiers aux Jardins botaniques royaux de Kew à Londres, a dit à IRIN que les coeurs de palmier constituent une source de nourriture « importante » dans le monde.

« Pour les communautés des zones reculées, rurales, les coeurs de palmiers constituent une source d'alimentation très importante - et ils sont gratuits. Je ne sais pas s'il y a un lien avec la réduction des sources de nourriture, mais dans les régions reculées où les terres ou les pratiques agricoles ne sont pas adaptées, les coeurs de palmiers représentent un complément important », a-t-il dit.

Le coeur de palmier est pauvre en graisse et riche en fibres, et constitue une source de protéines, de potassium, de vitamine C, de calcium, de fer, de magnésium, de manganèse et de zinc.

Perte d'habitat

« Nous nous trouvons donc dans un cercle vicieux où les gens menacent les palmiers et la disparition des palmiers remet en cause les moyens de subsistance »

« Nous pensons que l'utilisation de nombreuses espèces de palmier n'est pas viable, et cette situation est aggravée par une perte d'habitat principalement engendrée par l'agriculture sur brûlis. Auparavant, l'exploitation du palmier était viable, mais l'équilibre s'est rompu, car la pression a augmenté sur une zone d'habitat qui se réduit et sur les palmiers restants. Nous nous trouvons donc dans un cercle vicieux où les gens menacent les palmiers et la disparition des palmiers remet en cause les moyens de subsistance », a indiqué M. Baker.

 

Source: Humanitarian News - IRIN

 

Retour à l'accueil