La Haye — L'organisation Human Rights Watch a demandé aux autorités libyennes de permettre à Saïf Al-Islam Kadhafi de rencontrer un avocat. Incarcéré à Zenten, dans le sud de la Libye, depuis son arrestation le 19 novembre, le fils du Guide libyen a pu rencontrer, le 18 décembre, des chercheurs de l'organisation américaine de défense des droits de l'homme. (Source: Hirondelle News Agency)


 

 

Saïf Al-Islam Kadhafi fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité commis depuis le début de la révolte en Libye, le 15 février 2011. Tripoli souhaite cependant le juger sur son sol. La Cour avait été saisie le 26 février 2011 par le Conseil de sécurité des Nations unies des crimes commis en Libye. Il appartiendra donc aux juges de la Cour de décider si Saïf Al-Islam Kadhafi, considéré comme le dauphin de l'ancien régime, peut effectivement être jugé à Tripoli. Pour cela, Tripoli devra prouver qu'elle a la volonté politique et les moyens logistiques de conduire un procès équitable.

 

 

Le procureur de la Cour, Luis Moreno Ocampo, soutient la demande de Tripoli.

Par ailleurs, en réponse à un courrier adressé par la fille de Mouammar Kadhafi, Aïcha, qui demandait au procureur d'enquêter sur les circonstances de la mort de son père, le 20 octobre dernier, le procureur a rappelé que les « autorités libyennes ont promis d'enquêter sur les circonstances de la mort de Mouammar Kadhafi », ainsi que sur les autres crimes commis en Libye. « Le procureur examinera ces activités » écrit le directeur de la coopération au sein du Bureau du procureur, Phakiso Mochochoko, dans un courrier daté du 20 décembre. En d'autres termes, le procureur rappelle qu'aucune nouvelle enquête ne sera ouverte par la Cour, au moins dans l'immédiat. Il stipule simplement que le procureur exposera sa stratégie sur les futures enquêtes devant le Conseil de sécurité des Nations unies, en mai 2012.

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