24 février 2012 Pas de commentaires

Les désormais bien connues éditions Ifrikiya (Cameroun) ont changé de directeur en décembre 2011. Selon un système de gestion rotatif, François Nkémé qui a dirigé la maison d’édition pendant quatre années a cédé la place à Jean-Claude Awono.

M. Awono dirigera la structure pour un mandat de deux ans renouvelable.


Stéphanie Dongmo, l’auteur de l’article, rappelle que la maison Ifrikiya est née en 2007  de la fusion de trois éditeurs : Proximité (romans et nouvelles) de François Nkémé, Interlignes (essais et biographies) de Joseph Fumtim et La Ronde (poésie et théâtre) de Jean-Claude Awono. Le protocole de fusion de ces trois maisons les transforme en collections d’Ifrikiya », une démarche relativement inédite au Cameroun.


De nombreux défis et projets pour la nouvelle direction : « Diversifier et augmenter l’offre en matière de livres bien faits. La communication reste l’un de nos chantiers prioritaires. Il nous faudra aussi chercher des débouchés pour nos stocks dont le volume augmente dans le magasin. Il va falloir faire preuve de beaucoup d’audace, de créativité et de réalisme ».


Les éditions Ifrikiya ont fait du chemin depuis 2007 : « en cinq ans d’existence, Ifrikiya a réussi à s’imposer dans la vie littéraire camerounaise. Son bilan est d’une centaine de livres, publiés par une cinquantaine d’auteurs camerounais et étrangers, dont beaucoup de jeunes auteurs.


Jean Claude Awono souligne le travail réalisé : « La qualité de nos livres progresse. La quantité de nos partenaires nationaux et internationaux augmente. Nous publions beaucoup d’auteurs jeunes qui feront le monde de demain. Nos livres, sur le plan plastique, sont de qualité de plus en plus appréciable et certains de nos auteurs sont aussi de bon calibre. Notre chiffre d’affaires va croissant, le bilan est encourageant ».


La force d’Ifrikiya, c’est justement d’avoir su rassembler des plumes camerounaises locales comme de la diaspora, ainsi que des écrivains africains ou d’origine africaine déjà édités par des maisons d’éditions françaises : « Ebénezer Njoh Mouelle, Gaston Kelman, Kangni Alem, Patrice Nganang, Bessora, Koffi Kwahule, Nimrod… La maison compte aussi quelques jeunes romanciers prometteurs comme Djaïli Amadou Amal [...] ».


Mme Dongmo évoque encore l’implication des éditions Ifrikiya dans le travail de l’Alliance Internationale des Éditeurs Indépendants. Dans le cadre de l’Alliance, Ifrikiya a participé à plusieurs coéditions, Trop de soleil tue l’amour de Mongo Beti est le dernier ouvrage né de sa collaboration avec d’autres maisons d’édition africaines   ; il s’agit de la première œuvre du célèbre écrivain éditée dans son pays d’origine [vendu au prix de 2500 FCFA].


En dehors d’un ouvrage inscrit au sous-programme anglophone en 2010, Ifrikiya restent néanmoins encore « hors du circuit du livre scolaire » camerounais.


D’après un article de Stéphanie Dongmo publié dans le quotidien Le Jour (Cameroun).

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