L'Ethiopie a donc un nouveau Premier ministre. Il s'appelle Hailemariam Desalegn et a prêté serment, ce vendredi 21 septembre, devant les députés réunis en session extraordinaire. Il succède donc, à la tête du deuxième pays le plus peuplé d'Afrique, à Meles Zenawi décédé à la mi-août. Hailemariam Desalegn était le dauphin de Zenawi qui en avait fait son vice-Premier ministre.


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Hailemariam Desalegn, c'est tout d'abord le choix de la continuité. Le choix d'un homme, Meles Zenawi, qui en avait fait son collaborateur, son dauphin politique et ce, depuis 2010. Hailemariam Desalegn concentrait, depuis la maladie de son mentor, l'essentiel des rouages de l'Etat entre ses mains.


Pourtant, à première vue, tout l'opposait à Meles Zenawi. Desalegn est un technocrate discret, relativement jeune, il a 47 ans. A l'opposé du chef de guerre charismatique, formé dans le maquis et devenu dirigeant après avoir renversé le régime de Mengistu en 1991.


Par ailleurs, alors que Meles Zenawi était Tigréen tout comme les dirigeants de l'EPRDF, la coalition au pouvoir, Hailemariam Desalegn est lui originaire du Sud et appartient à la communauté Wolayta. Si l'on peut y voir une volonté d'ouverture vers les minorités du Sud, beaucoup d'analystes doutent que l'élite tigréenne renonce à diriger le pays.

 

Certains voient donc en Desalegn une marionnette de l'EPRDF, cette coalition que l'ont dit très présente autour du Premier ministre.


Reste que cet homme discret, aux fines lunettes et aux costumes sobres, n'a sans doute par l'intention de jouer les faire-valoir. Il est désormais à la tête du pays jusqu'en 2015, date des prochaines élections, et a promis de poursuivre l'oeuvre de Meles Zenawi.

 

Source: RFI

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