La Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la lutte contre les violences sexuelles dans les conflits armés, Margot Wallström, s'est dite jeudi préoccupée par la détérioration de la situation sécuritaire à l'est de la République démocratique du Congo (RDC), à la suite de combats intenses entre les forces gouvernementales, des groupes dissidents et des milices, et a mis en garde contre les risques de violence sexuelle.


http://fr.allafrica.com/download/pic/main/main/csiid/00191693:2644045b3916e2ff5b3ceb31517e76b1:arc614x376:w360:us1.jpg« Cette situation crée des souffrances immenses pour les populations civiles, qui sont victimes de déplacement, de violations des droits de l'homme et perdent leurs biens », a dit Mme Wallström dans un communiqué de presse.

Elle a noté que la vague de violence est perpétrée par les mêmes acteurs qu'auparavant, dont le chef Maï-Maï Sheka, Ntabo Ntaberi, et le général Bosco Ntaganda, tous deux faisant l'objet de sanctions du Conseil de Sécurité de l'ONU pour des crimes divers, y compris la violence sexuelle. M. Ntaganda est également inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre.


« Je suis particulièrement inquiète de la situation volatile dans de nombreux villages dans le territoire de Walikale, au Nord Kivu, qui ont été assiégés par des milices armées, parmi lesquelles les Maï-Maï Sheka. Ces villages ont été le théâtre de crimes odieux commis en juillet et août 2010, lorsqu'au minimum 387 femmes, hommes et enfants ont été la cible d'actes de violence sexuelle par ce groupe », a dit Mme Wallström.


« La protection des civils reste ainsi un défi, malgré les efforts concertés du gouvernement congolais et des Nations Unies pour sécuriser les populations vulnérables, y compris par le déploiement d'une présence policière à Luvungi, dans le territoire de Walikale, et la mise en place des Réseaux d'alertes communautaires », a-t-elle ajouté.


La Représentante spéciale a appelé toutes les parties prenantes à s'abstenir immédiatement de tout acte de violence et a demandé au gouvernement congolais de restaurer l'autorité de l'Etat et de protéger les civils de toute violence, dont la violence sexuelle.


« Les responsables des violations des droits humains doivent être traduits en justice. Je rappelle à toutes les parties au conflit que le monde suit de près la situation et que la lutte contre l'impunité se poursuivra », a souligné Mme Wallström.

 

Source: United Nations - New York

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