Madagascar occupe le 5e rang mondial des pays les plus exposés aux risques extrêmes dus au changement climatique. Au niveau du Continent africain, la Grande Ile est le premier pays très vulnérable compte tenu de sa position géographique.

7464e8177f84ab82613b9b3b948d833c-copie-2.jpgC'est ce qu'on a appris lors de l'atelier national sur la Réduction des Risques de Catastrophes (RRC) organisé par l'Initiative Commune de Plaidoyer pour la RRC à Madagascar ou ICPM hier chez « Les Hérons » à Vontovorona.

Parmi les risques de catastrophes évoqués, on peut citer entre autres, les épidémies, les épizooties, les invasions acridiennes, la sécheresse mais les parties prenantes se penchent davantage sur les cyclones qui vont s'intensifier en plus de l'augmentation de leur fréquence ainsi que les inondations.

On estime qu'un quart de la population, soit près de 5 millions de personnes, vit actuellement dans des zones fortement exposées aux catastrophes, d'après les enquêtes de la Banque Mondiale.

Préventions. Il est temps maintenant de procéder aux préventions de ces risques de catasotrophes si l'on se contentait toujours d'intervenir après ces catastrophes depuis ces dix dernières années.

A titre d'illustration, « les infrastructures publiques comme les hôpitaux et les écoles ne doivent pas être mises en place dans les zones inondables et exposées aux vents. L'application du plan d'urbanisme s'avère nécessaire et il faut appuyer les opérateurs dans le secteur immobilier qui promeuvent la construction aux normes para-cycloniques.

Ces normes doivent être également exigées en matière de construction des routes, des infrastructures hydro-agricoles et énergétique », a expliqué le Capitaine de Corvette, Ralijaona Misa Avotra de la Cellule de Prévention et de Gestion des Urgences (CPGU). Développement.

En outre, des expérimentations visant à réduire ces risques de catastrophes ont été prouvées depuis 2009 par des organisations financées par la Commission Européenne via le programme DIPECHO. « L'objet de cet atelier national vise à partager les expériences acquises entre les acteurs de gestion des risques de catastrophes et les bénéficiaires éparpillés dans plusieurs régions.

C'est le cas entre autres de la population cible à Maroantsetra et à Sambava », a évoqué Alain Rakotovao, le coordinateur de l"IPCM.

Par ailleurs, il faut savoir que si l'on ne prévient pas les risques de catastrophes, cela peut entraver le développement du pays. Par contre, le développement inapproprié peut augmenter la vulnérabilité de la population face aux aléas climatiques.

 

Source: MIDI

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