Au Bénin, trois proches du président ont été arrêtés dimanche 21 octobre 2012 pour avoir tenté de l'empoisonner.

http://fr.allafrica.com/download/pic/main/main/csiid/00221099:f062bb114572bbeef3230f59f958f081:arc495x324:w495:us1.jpgSelon le procureur de la République, Zoubérath Kora-Séké, une nièce de Thomas Boni Yayi qui travaillait à la présidence, Mudjaidou Soumanou, l'ancien ministre du Commerce et de l'Industrie et Ibrahim Mama Cisse, le médecin personnel du chef de l'Etat, ont tenté d'empoisonner le président en remplaçant ses médicaments habituels par des pilules empoisonnées. Toujours selon le procureur, le commanditaire est Patrice Talon, un homme d'affaires aujourd'hui en conflit avec Thomas Boni Yayi.

A en croire les explications fournies par le procureur de la République c'est mercredi dernier que le complot contre le chef de l'Etat a été mis en oeuvre.

A cette date, explique Justin Gbénaméto, l'homme d'affaires Patrice Talon a réuni dans un hôtel de Bruxelles la nièce du président, le médecin personnel du chef de l'Etat et l'ancien ministre du Commerce et de l'Industrie. Toujours selon cette source, ces trois personnes se sont vus promettre par Patrice Talon un milliard de francs CFA chacun pour mener à bien l'assassinat.

Patrice Talon, le présumé commanditaire, un proche du président

«Deux jours plus tard, les médicaments empoisonnés ont été réceptionnés à l'aéroport de Cotonou par l'ex-ministre qui les a transmis au docteur Cissé. Il devait les administrer le lendemain au président. Heureusement que la nièce a parlé de cette affaire à sa soeur et à son petit ami. C'est eux qui ont informé le chef de l'Etat du complot» assure le procureur de la République qui dit avoir obtenu les aveux de ces trois personnes.

Dans la soirée, Zoubérath Kora-Séké, Mudjaidou Soumanou et Ibrahim Mama Cisse ont été inculpés, notamment de tentative d'assassinat, puis conduits à la prison de Cotonou.

Le procureur a par ailleurs requis l'émission d'un mandat d'arrêt international contre Patrice Talon. Après s'être vu retiré plusieurs contrats avec l'Etat, cet ancien très proche du président se retrouve aujourd'hui dans le collimateur de la justice béninoise. L'avocat de deux des trois inculpés considère que si un complot existe, peut-être que celui-ci n'est pas là où on le croit.

 

Source: RFI

 

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