Bilan très mitigé après 10 ans de paix en Angola : des millions d'Angolais ne profitent toujours pas de la croissance générée par la manne pétrolière. Depuis l'arrêt des hostilités en 2002, le pouvoir de Luanda peut difficilement continuer aujourd'hui à rendre la guerre responsable de tous les problèmes du pays. Le chemin à parcourir est encore très long pour améliorer les indicateurs sociaux. L'Angola est régulièrement cité comme l'un des Etats les plus corrompus de la planète.

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Pour une majorité d'Angolais cette décennie de paix n'a pas amélioré le quotidien. Le régime d'Eduardo Dos Santos a certes, investi des milliards de pétrodollars dans les infrastructures mais les bidonvilles où s'entassent des milliers de déshérités n'ont pas disparu. L'accès à l'eau potable est un luxe et environ 20% des enfants mourront avant d'avoir atteint l'âge de 5 ans.


Le taux de chômage est toujours très haut et le fossé entre pauvres et riches est immense. Le pays, qui affiche ces dernières années des taux de croissance à deux chiffres avance mais le chemin à parcourir est encore très long pour améliorer les indicateurs sociaux.


L'Angola est régulièrement cité comme l'un des Etats les plus corrompus de la planète. En janvier dernier, le FMI s'inquiétait d'une évaporation de 32 milliards de dollars dans les finances du pays.


Sur le terrain de la démocratisation les dix années de paix n'ont pas permis d'ouvrir l'espace politique. L'Unita, l'ex-rébellion de Jonas Savimbi, joue les figurants. L'élection présidentielle a été repoussée d'année en année. La nouvelle Constitution a supprimé le suffrage universel pour élire le chef de l'Etat. C'est désormais la tête de liste du parti vainqueur des législatives qui devient président. La jeunesse angolaise qui revendique plus de liberté et réclame le départ du président Dos Santos au pouvoir depuis 33 ans est sévèrement réprimée par une police qui a la main particulièrement lourde.

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